mercredi 20 novembre 2013

Et si vous essayiez un petit déjeuner protéiné ?

Ce n'est surement pas en sautant de petit déjeuner que vous parviendrez à perdre du poids; étude à l'appui.

Un petit déjeuner riche en protéines agirait comme un coupe-faim durant la matinée.

Notre mode de vie nous l'impose, l'impasse sur le petit déjeuner est devenu une concession courante. Nous nous complaisons inconsciemment à ces nouveaux trains de vie qui détruisent nos fondements culturels de santé et de bien-être. Mais qu'il est bien à propos que des publications scientifiques nous réveillent de notre torpeur nutritionnelle.

Une équipe de chercheurs mené par Kevin C. Maki vient de réaliser une étonnante étude :

Elle a consisté à comparer sur les participants de l'étude l'effet de trois types de petits déjeuners.

  • Un groupe s'est vu conférer un régime riche en protéines,
  • le deuxième a eu un régime exempt de protéines mais contenant exactement le même nombre de calories, la même quantité de fibres et de matières grasses,
  • alors que le troisième groupes n'a eu pour seul et unique repas du matin que de l'eau ( ce qui revient à sauter son petit déjeuner).

On a par la suite demandé aux participants de remplir un formulaire. Les questions  portaient sur la sensation de faim, la satiété, et le désir de manger avant le petit déjeuner et à intervalles de 30 minutes entre le petit déjeuner et le déjeuner

Manger un petit déjeuner riche en protéines améliore significativement le contrôle de l'appétit et peut aider les femmes à éviter de trop manger plus tard dans la journée
affirme Kevin C. Maki.

Les résultats de cette étude révèlent qu'adopter un régime riche en protéines au petit déjeuner peut freiner la sensation de faim tout au long de la matinée comparé à un régime matinale pauvre en protéines. C'est une information pour le moins essentielle pour tous ceux qui désirent éviter le fameux petit creux de la matinée.






lundi 18 novembre 2013

Une étrange molécule présente dans notre alimentation: Les acrylamides.

 Après les dioxines, le bisphénol, les aflatoxines, les métaux lourds, etc., nous le savons, de nombreuses substances chimiques toxiques sont présentes dans l’alimentation. Ces composés peuvent être à l’origine de diverses pathologies dont le cancer. 

Les frites contiennent un taux important d'acrylamides.


Un nouveau danger alimentaire : Les acrylamides

  Récemment, une équipe de chercheurs suédois a mis en évidence une molécule dont la présence dans les aliments était insoupçonnée : l’acrylamide. Cette molécule toxique est le fruit d’une transformation complexe par la chaleur, des sucres et de l’asparagine contenus dans la nourriture.


Dangereux, mais à quel point?

  D’après Santé Canada, les frites et les chips constituent la principale source alimentaire d’acrylamide.
  Dans des concentrations nettement moindres, on en retrouve aussi dans d’autres produits transformés : les céréales, les craquelins, les pâtisseries, les biscuits, les pains, le cacao, le café et les olives noires en conserve.
  En laboratoire, plusieurs études ont démontré que l’acrylamide peut provoquer le cancer chez les animaux exposés à certaines doses.

  La toxicité des acrylamides dépend du degré de leur absorption. Une exposition à des quantités élevées induit des atteintes neurologiques sévères. La neurotoxicité de cette substance a été connue par le biais de fortes expositions accidentelles ou professionnelles. Aussi, des expositions faibles mais répétées et fréquentes sont tout aussi néfastes pour l'organisme. Les expérimentations réalisées sur l’animal de laboratoire ont mis en lumière le potentiel cancérigène de l’acrylamide, il est comparable à celui du benzopyrène (hydrocarbure aromatique) que l’on retrouve dans les viandes grillées, ainsi que l’uréthane présent dans les denrées fermentées.


  C’est en fait un métabolite de l’acrylamide, la glycidamide qui serait responsable de l’atteinte génétique en se liant à l’ADN. Toutes les données toxicologiques relatives à l’acrylamide étant issues de l’expérimentation animale, les toxicologues ne peuvent considérer cette molécule que comme « probablement cancérogène chez l’humain ». En effet, les chercheurs manquent encore de recul sur les effets chez l’humain. On peut néanmoins penser que les conclusions des études chez l’homme seront similaires à celles réalisées chez l’animal de laboratoire.


  D’autres études ont montré que l’acrylamide influence les performances de reproduction.
En revanche, aucun effet préjudiciable pour le fœtus n’a été démontré.




   Voici quelques conseils pour obtenir des frites ‘pauvres’ en acrylamide :
  • conserver les pommes de terre à plus de 8°C 
  • utiliser des pommes de terre de gros calibre (plus les frites sont grosses, moins elles contiennent d’acrylamide) 
  • après les avoir découpées, faire tremper les frites 5 à 10 minutes dans de l’eau chaude (bien entendu, les sécher avant de les cuire) 
  • faire chauffer l’huile à 160/170°C au lieu de 180°C 
  • faire frire les frites jusqu’à obtention d’une couleur dorée, et non pas brune. 



Les Références :
  1. http://www.danger-sante.org/
  2. http://www.passeportsante.net/fr/Actualites/Nouvelles/Fiche.aspx?doc=2009022456-acrylamide-une-substance-toxique-dans-vos-frites
  3. http://www.cancer.be/acrylamide-frites





dimanche 17 novembre 2013

le mythe de l'étiquette


Les emballages jouent un rôle fondamental dans la prise de décision d'achat  du consommateur. Cette information n'est peut être plus un mythe pour bien grand monde, et les professionnels du marketing et responsables politiques en sont certainement conscients depuis assez longtemps, pour que chacun ait essayé d'en tirer profit à sa manière, l'un pour le compte de ses actionnaires, l'autre pour la santé du consommateur.

Mais voici une nouvelle à laquelle les deux partis feraient bien de vivement prêter attention : Les emballages et leur pouvoir d'attraction ne se résument pas qu'au design, couleur, forme et taille, mais aussi à la pertinence et la longueur des textes mettant en exergue les bénéfices sanitaires et nutritionnels du produit.

Les allégations de santé  placées sur le devant du produit, si elles sont courtes, attirent le consommateur.
Cette découverte dans le domaine de la  psychologie nutritionnelle a été mise au jour par le Dr.Brian Wansik et son équipe de chercheurs. L'expérience a consisté à confectionner deux types d'allégation de santé qui ont été apposés sur exactement le même produit (pain au soja) et avec le même emballage.

Dans un premier temps, une allégation de santé d'une longueur réduite sur le devant du produit revendiquait les bienfaits du soja sur la santé : "la protéine de soja peut réduire le risque de maladie cardiaque". Les consommateurs s'attardaient doublement sur le produit, et procédaient à sa revue détaillée en inspectant le dos de l'emballage où se trouvaient des informations plus exhaustives.

Ensuite, les chercheurs ont opté pour une longue allégation de santé sur le devant qui spécifiait : "25 g de protéines de soja par jour, dans le cadre d'un régime alimentaire faible en graisses saturées et en cholestérol, peut réduire le risque de maladies cardiaques". Les consommateurs étaient 33% plus enclins à ignorer les informations additionnelles contenu dans le dos de l'emballage.

La conception la plus efficace de l'étiquetage des aliments consiste à placer une allégation de santé courte sur ​​le devant d'un emballage et une allégation de santé plus longue sur son dos. Les consommateurs se sentent plus attirés vers le produit et le perçoivent comme étant plus bénéfique pour la santé. Malheureusement cette tendance peut mener une partie des consommateurs à considérer un produit comme bénéfique sans pousser plus loin l'investigation alors qu'il pourrait bien ne pas être aussi bénéfique qu'il en a l'air.


Sources:

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mardi 5 novembre 2013

Le cannabis





Voici une plante qui déchaîne les passions. Diabolisé depuis le début du siècle dernier, proclamé emblème de la génération hippie durant les années 60-70, puis retombé sous le coup de la pénalisation dans quasiment tous les pays du monde,  le cannabis n'arrête pas de créer la controverse.

Les stupéfiantes découvertes de la communauté scientifique qui a mis au jour un système essentiel au fonctionnement du cerveau et totalement insoupconné quelques années plus tôt, celui du système cannabinoïde endogène, ont ré-enflammé les débats, et de nos jours plusieurs activistes militent pour la dépénalisation du cannabis en rencontrant plus ou moins de succès.

Mais qu'en est-il vraiment de cette plante? Le cannabis est-il aussi dangereux pour la santé qu'on le prétend? Quels sont ses effets psychotropes? Et y a-t-il réellement à craindre qu'il engendre une dépendance? Ou bien au contraire, possède-t-il des vertus thérapeutiques? Et dans ce cas précis contre quoi peut-il bien agir?

Jeune plant de Sativa exposé au Jardin d'Éden, à la Réunion.
De son nom botanique Cannabis sativa, le cannabis (chanvre) est une plante dont l'utilisation remonte à 5000 ans environ. Originaire de l'Himalaya, il s'est par la suite répandu dans toutes les régions du globe.

Il répond à l'appelation de "marijuana" ou "ganja" en Amérique, où l'on consomme ses feuilles séchées qui renferment un taux élevé en THC; au Maroc le nom de "haschich" désigne la résine pure issue du chanvre femelle, préparée en pâte; et le "kif" représente la poudre de pollen extraite de la plante par abattage.

Le cannabis qui est connu pour être la plus douce des drogues, rassemble près de 160 millions de consommateurs à travers le monde, et le Maroc détient la première place mondiale avec une production annuelle de 2300 tonnes.

Le cannabis est constitué de plus de 400 substances chimiques appartenant à 18 familles chimiques différentes. Lorsqu'il est fumé, plus de 2000 composants sont libérés, et comme pour le tabac, ces produits de combustion sont cancérigènes.


Le système cannabinoïde endogène


Synapse entre deux neurones.
Les cannabinoïdes sont des substances chimiques produites par des glandes spécialisées présentes sur toutes les parties aériennes de la plante. Ce sont aussi des neurotransmetteurs : des messages chimiques permettant la communication entre deux cellules neuronales. Ils sont libérés dans la Synapse (espace inter-neuronal) et se fixent sur les récepteurs cannabinoïdes du neurone suivant.

Les scientifiques ont commencé par remarquer que notre cerveau disposait de récepteurs spécifiques aux cannabinioïdes végétaux du cannabis. Cela voulait tout simplement dire qu'il existe des cannabinoïdes endogènes (endocannabinoides) qui se fixent sur ces récepteurs.  A partir de ce constat les recherches ont permis de révéler tout un système cannabinoïde endogène qui a un rôle primordial au sein de notre cerveau.

Le Delta 9-Tetrahydro-Cannabinol (THC) est la molécule active du cannabis. C'est un cannabinoïde caractérisé par une faible toxicité mais qui est responsable des effets psychotropes – lesquels sont recherchés par les consommateurs récréatifs.
C'est une molécule thermolabile (sensible à la température) – une fraction significative en est détruite lorsque le cannabis est fumé – , et facilement oxydable – elle se décompose rapidement en présence d'humidité et d'oxygène.

Le cannabidiol (CBD) est un cannabinoïde qui constitue 40% des extraits de cannabis et qui ne présente pas de propriétés psychotropes.

Le système cannabinoïde endogène est constitué de deux types de récepteurs, CB-1 et CB-2, chacun fixe différents cannabinoides.
Le THC se fixe essentiellement sur le récepteur central CB-1, lesquels sont concentrés dans le cerveau et le système nerveux central.


Les effets psychotropes


La THC, en activant les récepteurs CB-1,est responsable de la sensation d'euphorie, de dissipation de la douleur et de l'angoisse, de la sensibilité affûtée aux sons et aux couleurs, de l'amoindrissement de la mémoire des événements récents, de la perception des mouvements au ralenti, et de la stimulation de l'appétit.


Mais quelle est donc la différence entre les endocannabinoïdes  et les cannabinoides végétaux?


La différence réside dans leur quantité et la localisation de leur stimulation.
Le produit naturellement présent dans l'organisme qui se fixe sur les récepteurs CB-1 et CB-2 est principalement l'anandamide.
Mais la quantité de THC présente dans le cannabis est sans commune mesure avec les petites quantités d'anadamide. Alors que ces dernières agissent sur des récepteurs limités, la prise de cannabis est comparable à une invasion, elle provoque la stimulation de tous les récepteurs cannabinoïdes du cerveau et de l'organisme.


Existe-t-il un risque de dépendance?


Le risque d'addiction lié à la prise de cannabis dépend du type du consommateur. Pour les consommateurs réguliers on distingue 3 sous-groupes:

  • Les consommateurs indépendants, qui consomment seuls et le plus souvent pour se détendre après une dure journée de travail.
  • Les usagers du temps libre, qui consomment fréquemment, lors des fêtes, et sont souvent accompagnés.
  • Les consommateurs chroniques et de longue durée, ils sont plus jeunes, ont débuté à un âge précoce, et le taux de dépendance dans ce sous-groupe et le plus élevé puisqu'il atteint 28% .

Il est nécessaire de distinguer entre dépendance physique et dépendance psychique.

A part pour les consommateurs chroniques, il n'existe aucune dépendance physique liée à la consommation du cannabis – aucune apparition de symptômes physiques due à l'arrêt de la consommation.

La dépendance psychique concerne 1 à 2% des consommateurs de cannabis.


Le cannabis est de ce fait considéré comme non addictogène, puisque la plupart des adolescents qui le consomment s'en détournent naturellement après leurs 20 ans ou au début de leur vie d'adulte. La dépendance psychique ne concerne que 1 à 2% de l'ensemble des consommateurs du cannabis, la minorité la plus vulénrable, qui a déjà connu des antécédents de problèmes psychiques.

Néanmoins de hautes doses pourraient probablement causer une dépendance psychologique.
Le cannabis stimule l'émission  de dopamine (hormone responsable de la sensation du plaisir) et il stimule également l'activation de ses récepteurs dans le noyau accumbens, ce qui provoque l’appétence pour la drogue.


Renferme-t-il des vertus thérapeutiques?


Il a été cliniquement prouvé que quelques troubles ou maladies courantes, telles que l'épilepsie, alcoolisme, syndrome de stress post-traumatique, l'obésité sont liés à des déréglements du système endocannabinoïde. Ces patients devraient bénéficier des dérivés du cannabis.
Les effets psychotropes de la THC qui  pourraient s'avérer génants  pour un patient sont neutralisés par la CBD, ce qui lui permet de bénéficier sereinement des vertus du cannabis médical.

La schizophrénie
On a accusé à tort le cannabis d'être à l'origine de la schizophrénie.
Mais le tableau schizophrénique et celui de la dépendance au cannabis démontrent que les troubles psychotiques sont bien antécédents à la prise de cannabis. Ce dernier ne joue que le rôle d'amplificateur avec ces effets psychotropes.

La question est la suivante: qu'est-ce qui lie les schizophrènes  au cannabis?
Le cannabis a un effet pharmacologique prouvé, il fait recouvrer les sensations de plaisir dont sont déficitaires les schizophrènes.

Des études récentes ont montré que le cannabidiol est aussi efficace que les anti-psychotiques atypiques dans le traitement de la schizophrénie

La douleur
L'investissement dans la recherche cannabinoïde permettrait de traiter la douleur. Il s'avère efficace pour traiter les douleurs neuropathiques chroniques (douleurs dues à des  lésions au niveau des nerfs).

L'obésité ou la perte d'appétit
les cannabinoïdes peuvent agir sur l'hypothalamus, région du cerveau qui régule l'appétit et rendre ainsi son équlibre au système endocannabinoïde.

Il pourrait agir tout aussi bien sur la perte d'appétit et les nausées qui s'ensuit de la chimiothérapie que sur l'obésité.


Le cannabis nous dévoile jour après jour la face cachée de ses surprenantes propriétés. La recherche en ce domaine ne cesse de prouver le rôle primordiale que joue le système endocannabinoïde dans notre cerveau et lie plusieurs des troubles et maladies dont nous souffrons au dérèglement de ce système. Le remède est à notre portée. Si les intérêts politiques ne s'y opposent pas, les chercheurs parviendront à s'immerger corps et âmes dans cette quête prometteuse, renforcé dans leur conviction par l'énorme potentiel du cannabis.




Sources:
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Les insecticides seraient liés à des troubles comportementaux chez les enfants



Une étude québécoise met en évidence l'effet sur la santé des pyréthrinoïdes, composants des insecticides.

Les insecticides pour maison ont très peu été étudiés, et encore moins leurs effets sur les enfants.


Les insecticides ont pris une place des plus banales au sein de nos foyers, ayant su se garder durant toutes ces années à l'abri des suspicions.On en oublierai presque que ce ne sont rien de moins qu'une classe de pesticides, mais au lieu d'avoir comme champ d'application les ravageurs, qu'ils soient des plantes, des animaux ou des insectes, les insecticides ciblent exclusivement les insectes, parvenant à les tuer en interférant avec leur système nerveux. Mais connaissons nous vraiment l'effet que peuvent avoir ces insecticides sur la santé humaine?

Des chercheurs québécois ont analysé les urines de 779 enfants canadiens âgés entre 6 à 11 ans. Ils ont par la suite relevé auprès des parents des informations complémentaires sur le comportement de leurs enfants.

Les résultats ont révélé que dans 97% des cas, on retrouve les produits de dégradation des pyréthrinoïdes dans les urines, sous forme de Cis-DDCA ou de Trans-DCCA.

Les Cis-DDCA sont responsables d'hyperactivité et de problèmes d'inattention chez les enfants, lorsque détectés à des doses 10 fois supérieures à la normale.
Les Trans-DCCA retrouvés dans les urines ont été quant à eux associés à d'autres troubles comportementaux dans cette étude, mais ces résultats ont été considérés comme non significatifs, ce qui veut dire  que la coïncidence des résultats entre les taux de Trans-DCCA dans les urines et les troubles comportementaux rapportés par les parents ne sont probablement dues qu'à la chance.

Les insecticides qui étaient il y a quelques années tous issus des pesticides organophosphorés, se sont vus retirés progressivement du marché en raison des préoccupations concernant la santé des enfants.
Les pyréthrinoïdes étant synthétisés à partir d'un composant naturel de la fleur de Chrysanthème, ils ont suscité moins de suspicions et ont de ce fait peu à peu remplacé les organophosphorés.

Or voici une étude qui jette le doute sur leur innocuité vis-à-vis de la santé humaine.
"Les enfants sont plus exposés à la toxicité des pesticides car leur cerveau en développement est plus vulnérable aux substances neurotoxiques, ajouté à cela le fait que les enfants interagissent avec leur environnement d'une manière plus particulière, et ce en portant souvent leurs mains à la bouche et en jouant fréquemment à l'extérieur"
déclare le principal auteur de l'étude.

Les conclusions de cette étude doivent certes être assorties de réserves dues entre autre à l'échantillonnage restreint, néanmoins les auteurs de cette étude espèrent qu'elle puisse servir de base pour d'autres études qui pourront (ou pas) mettre davantage de lumière sur  le potentiel à risque des pyréthrinoïdes.

Sources
www.scientificamerican.com/article.cfm?id=common-insecticides-may-be-linked-to-kids-behavior-problems

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dimanche 3 novembre 2013

Peut-on voir la cime de la montagne de déchets avant 2100 ? 
  

On parviendra sûrement au pic de déchets, on le dépassera inexorablement, mais le ferons-nous avant qu'il ne soit trop tard ? Voici la question à laquelle ont tenté de répondre Daniel Hoornweg, Perinaz Bhada-Tata and Chris Kennedy, les auteurs de cette nouvelle étude publiée dans la revue scientifique Nature.

La plus vaste décharge du monde, à Jardim Gramacho située en banlieue de Rio de Janeiro, recevant 10.000 tonnes de déchets par jour.


Les déchets solides n'ont jamais été, de toute l'histoire de l'humanité, considérés comme une question primordiale nécessitant toute une science de gestion. Il faut dire que les hommes ruraux n'ont jamais compté parmi leurs rangs un nombre élevé d'individus, ils n'ont jamais eu de problèmes d'espace tant les plaines ont toujours été sans limites, et ils n'ont  par ailleurs eu à produire comme déchets que des matières organiques le plus souvent.

Mais l'avènement de l'ère industrielle a tout fait basculer. Les hommes ont vu leur niveau de vie considérablement s'améliorer, le taux de natalité a explosé, ils se sont retrouvés par conséquent de plus en plus nombreux, et leur consommation n'a cessé de grimper, surtout celle des produits manufacturés, emballés ou à l'obsolescence programmée.

Lors du siècle dernier la production a décuplé, et d'ici 2025 on s'attend à ce qu'elle redouble de nouveau.
L'homme urbain de nos jours génère 2 à 4 fois plus de déchets que son homologue rural.


Mais peut-on vraiment atteindre le pic de déchets avant 2100 ?

Le pic de déchets représente le moment où la production mondiale de déchets plafonne avant de commencer à décliner.
Ce pic rend compte d'une situation complexe qui dépend de plusieurs facteurs difficiles à prévoir.
Pour parvenir à déterminer le pic de déchets ou du moins à l'approcher, il faut tenir compte du taux d'urbanisation dans les populations à venir, de la croissance escomptée de leur niveau de vie et des réactions de l'homme vis-à-vis de tous ces changements. Mais le paramètre le plus déterminant à observer reste sans nul doute la trajectoire que suivra l'urbanisation en Afrique.


Existe-il des solutions (non chimériques) ?

Plusieurs villes dans le monde ont déjà entamé le chemin du changement. 
En Californie, la ville de San Francisco s'est fixée comme objectif  "Zéro déchet" d'ici 2020, par réduction et recyclage de ses déchets.
Au Japon, dans la ville de Kawasaki, l'amélioration des processus industriels a permis de réduire de 565.000 tonnes par an, la quantité potentielle de déchets générés.

Bea Johnson, une californienne qui  a décidé de mener l'expérience "Maison à Zéro déchets", elle tient dans ses mains la totalité des déchets que sa famille (4 personnes) a généré en 2012.  

Néanmoins, la réduction de ces immenses quantités de déchets produits passe par la sensibilisation des populations à la nécessité de réduire leur rythme de consommation et de se tourner vers des activités moins consommatrices de ressources.
Il est également nécessaire de promouvoir dans les pays africains, l'éducation, l'égalité des droits et un développement économique ciblé.


Et ce n'est qu'en accomplissant l'ensemble de ces efforts drastiques que l'urbanisation continuelle et la constante croissance de la population n'auront pas raison des réductions de déchets qui s'annoncent à l'avenir.



Sources
http://www.nature.com/news/environment-waste-production-must-peak-this-century-1.14032#/peak

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samedi 10 août 2013

Allergies alimentaires : la diversification des aliments est la solution



Avis aux parents: pour prémunir vos nourrissons contre les potentielles allergies du futur, mieux vaut privilégier la diversité des aliments (fruits et légumes frais) et limiter la consommation des aliments emballés. C'est la conclusion à laquelle est parvenue cette nouvelle étude inédite menée dans le domaine des maladies allergiques .

Les fruits et légumes frais diminueraient le risque de développer des maladies allergiques.
Contrairement  à une longue tradition qui consistait à  se focaliser uniquement sur  les propriétés allergènes de l'alimentation du nourrisson et sur les résultats de l'allergie, cette nouvelle étude a pris en considération la tendance globale des régimes alimentaire des nourrissons en présageant une approche plus efficace.

L’équipe de chercheurs  dont Kate Grimshaw est la  principale auteure, a décortiqué les journaux alimentaires tenus méticuleusement par les parents de 1140 nourrissons durant leur première année.

Ils ont constaté que les bébés bien portants lors de leur 2ème année, avaient un journal alimentaire bien plus sain ( fruits et légumes, poissons, volailles), comparé aux bébés  qui ont développé des allergies alimentaires.

La relative diminution des allergies alimentaires s’expliquerait par la présence dans l'alimentation des acides gras, des antioxydants, des vitamines et des minéraux essentiels qui sont bénéfiques pour le corps et préviennent les allergies.
Une autre explication avancée serait que certains aliments éduquent notre système immunitaire. S’ils ne sont pas présents en quantité suffisante lorsque le système immunitaire du nourrisson se développe , il se peut que l'enfant présente des allergies alimentaires par la suite.

Cette étude ne met pas à jour pas une liaison directe ni n’apporte de preuves irréfutables quant à la relation entre aliments sains et risques atténués de développement d’allergies alimentaires. Néanmoins 
«Une alimentation saine a tellement de bienfaits sur le corps, et il se peut également qu'elle réduise le risque d'allergies alimentaires chez l'enfant",
a déclaré à Reuters Santé le Dr Magnus Wickman, professeur à l'Institut Karolinska de Stockholm, en Suède, qui n'était pas impliqué dans l'étude.

Références: